Je ne sais pas pourquoi mais j'ai une soudaine envie de parler de moi, ça arrive parfois, après tout pourquoi pas. Je me suis présenté une première fois mais de manière succinte avec des photos
de mon enfance prises sur le vif, mais finalement vous ne connaissez rien de moi. Je ne compte pas ici tout dévoiler, sinon mon blog n'aurait aucune raison d'être et ceci ne
serait pas drôle, je tiens à garder des zones d'ombre sur ma vie ( ouhhhhhh ça va attirer des lecteurs ça je le sens d'ici ).
Commençons par le commencement, je suis né un certain 7 mai 1986 vers 14/15 heures de l'après midi à la maternité de Saint Nazaire. Je suis le dernier d'une famille de trois enfants. J'ai une
petite soeur ( bon d'accord elle est plus vieille que moi mais pour moi c'est ma chtite soeur chérie ), Carine, et un frangin, Benoît qui est, il faut bien le dire un véritable surdoué, un modèle
en quelque sorte pour moi. Mes parents se sont rencontrés il y'a plus de 30 ans, mon père Deniel Jean Claude, est technicien dans la non moins célèbre boîte aéronautique, AIRBUS Saint
Nazaire ( le nom change tout le temps c'est chiant ), qui est au centre de certaines affaires financières honteuses, bref passons sur ce sujet. Ma mère, Lucette Deniel, appelée aussi, lulu, ou
roussette, est une mère au foyer, ex secrétaire médicale, depuis maintenant 21 ans, qui a donc sacrifiée en quelque sorte toute sa vie pour élever ses enfants et s'assurer que ses enfants soient
bien éduqués, ne deviennent des monstres et baignent dans l'amour, tandis que notre cher chef de famille trime à la boite pour ramener de l'argent ( c'est carricatural mais finalement on est pas
loin de la véritée ).
Je n'ai jamais vécu une enfance malheureuse, au contraire, malgré la maladie ( là je fais dans le mélodrame ), malgré ces inombrables crises d'eczémas, d'asthmes et autres malformations
congénitales ( tout le monde ne peut se targuer d'avoir 4 reins !!) et ces multiples cures passées à la Bourboule chaque été, je ne suis en aucun cas traumatisé par cette première décennie de
vie. Je garde au contraire le souvenir de parents aimants et dévoués à leurs enfants 24h sur 24. Je pense que les plus à pleindre furent en effet mes parents mais surtout ma grande soeur qui
essayait de se faire tant bien que mal , entre deux crises d'asthme de ses frangins, une place. Je ne veux pas parler à sa place mais je suis sur, soeurette que tu as surement plus
souffert. Lorsque je repense à la Bourboule par exemple, à ces cures fatigantes, je retiens en priorité les meilleurs moments, et ceux-ci sont nombreux. Il y'a pire que de passer ses étés à la
montagne surtout dans un cadre aussi plaisant même si peu fréquenté aujourd'hui et mort économiquement. Je retiens cette rencontre qui je pense à changé notre vie, celle d'une famille traversant
les mêmes difficultés, je veux parler des Ramond, qui éclairaient nos après mdi au camping. En quelque sorte j'ai eu une enfance plus que banale, des parents aimants, une soeur en crise
d'adolescence, des chamailleries quotidiennes avant d'aller se coucher avec le frère pour le plus grand plaisir de mon père.
La vie à l'école à été plus que difficile, mais là encore, rien de bien original, j'ai toujours essayé d'être un élève modèle, interessé dans toutes les matières, et ce avant tout pour ne pas
décevoir ma mère.J'ai aussi compris très vite que pour réussir dans la vie qu'il fallait travailler dur. Alors je regardais de très loin ce frère si talentueux et j'essayais autant que faire se
peut de lui ressembler. Travailler de maniere assidue à l'école était pour moi aussi une moyen d'exister à travers les yeux de mes professeurs que j'ai toujours et peut-être à tort adulé. J'ai
toujours été quelqu'un qui à une mémoire énorme, ceci est extrêment pratique notamment en histoire. J'ai toujours beaucoup aimé cette matière, pourquoi, je ne sais pas. En réalité je ne nourris
pas une passion pour cette matière, je l'aime, c'est indéniable, j'ai toujours cartonné, je m'y suis toujours senti bien. Mais ma plus grande déchirure fut en Seconde, comment choisir entre des
spécialités que l'on met toutes sur le même plan, si j'avais pu, j'aurai probablement fais L, ES et S en même temps. J'ai donc toujours essayé d'être un enfant modèle sur le plan scolaire, de
toujours me tenir à carreau, jamais un mos de travers envers les profs ( c'est pas l'envie qui me manquait parfois ), un travail assidu à la maison. Mais la vie à l'école et au collège était pour
moi une souffrance quotidienne. Le monde de l'enfance est un monde extrêmement rude. Les enfants savent s'attaquer là où ça fait mal, il y'a presque un plaisir malsin a faire du mal à l'autre,
sans retenue. C'est assez effrayant. Mais là encore, pas de quoi fouetter un chat, bien au contraire, c'est d'une banalité. J'aimais l'école, le collège mais je detestais les élèves qui s'y
trouvaient, je détestais cette ambiance; c'est marche ou crève.
Je pense que le tournant s'est réèllement opéré vers le lycée, on rencontre des personnes qui ont les mêmes centre d'intêrets que vous. C'est le jour et la nuit. J'ai fait cette rencontre
exceptionnelle, avec Cyril, qui me fait énormement relativisé sur mes soits disants malheurs d'enfance. Je dois dire que ça été la claque de ma vie et ça l'est encore, je pense que si tu lis ce
pote Cyril tu comprendras de quoi je veux parler. Pour moi tu es un exemple et tu as donné un sens à ma vie.
L'une des choses qui me tient aujourd'hui le plus à coeur, je pense que bon nombre ici de personnes devinnent sur quoi je veux dès à présent m'entretenir, il s'agit bien sur de l'amitié. Je ne
sais pas, contrairement à certaines personnes dans la vie, j'attache énormément d'importance à ce terme. J'ai fait de très belle rencontres ces cinq dernières années, à vrai dire, cela va
peut-être vous paraître étrange mais c'est une fiereté pour moi de vous connaître. Je n'aurai jamais pu imaginé un seul instant il y'a justement cinq ans, avoir rencontré de telles personnes. Moi
qui souffrait énormément de ne pas avoir d'amis à l'école, et bien depuis je me suis rattrapé et pour moi, toute nouvelle rencontre est un véritable bonheur. Je pense sincèrement que l'amitié est
la plus belle chose que l'Homme ait pu inventer. Savoir que l'on peut compter sur des personnes en cas de coup dur, savoir que l'on vous apprécie pour ce que l'on est et non pas pour ce que les
gens aimeraient que vous soyiez, savoir que l'on ne juge pas vos moindres faits et geste, savoir que l'on vous apprécie pour ce que vous êtes, c'est extrêmement gratifiant. Certaines personnes
sont faites pour vivre seules, je ne conçois pas ma vie sans amis, c'est impossible, c'est contre nature.
La faculté à éte, une belle surprise mais aussi à la fois une véritable déception. C'est un monde assez spécial, la faculté est devenue pour moi le symbole le plus représentatif de ce que notre
société est devenue, individualiste, c'est chacun pour soit. C'est assez effrayant, ici la solitude règne en main de maître. La première année, lorsque je me suis pour la première fois assis dans
un amphitéâtre de 400 personnes, je me suis déspérément senti seul, noyé dans la masse.Vous essayez d'échanger deux ou trois mots avec votre voisin de droite, et pas une seule réponse, c'est
assez déroutant. Je pense qu'il est vital de rencontrer des gens dans le cadre des activités extra-scolaires, c'est à dire au sport, vous rencontrez des gens venus d'horizons différents, des
étrangers, et c'est là finalement que vous vous faites le plus d'amis.
Aujourd'hui le doute plane quant-à mon avenir professionnel, la réalité me rattrape de plus en plus chaque jour et je me rends compte que le métier de professeur que j'ai pu tant idéaliser étant
jeune est loin d'être aussi plaisant qu'il en a l'air. On est très loin des clichés véhiculés par l'opinion publique sur les fonctionnaires. Je m'interesse de plus en plus au monde du journalisme
et des médias en générale, et je pense que je vais tracer ma voie dans ce domaine qui a de beaux jours devant lui.
Voici donc une partie de ma vie, un 1000ème de ce que je suis mais peut-etre ceci va t'il vous éclairez un peu plus. Vous en saurez un peu plus prochainement, patience, je sais j'ai une vie
trépidente.
MCFLY